Rose et moi ont passé l'aprés-midi samedi en regardant des films. C'était l'fun; on a regardé "Grass" de Ron Mann et "Le Nèg'" de Robert Morin. C'est le dernier qui et plus intéressant pour moi, parce que je suis un Noir au Québec, et je fume pas (ben, j'achète pas le pot, mais j'en fumerais si c'est offert...chuis pas un pot-head, oké!). Sans vous donner un revue du film, je vais prendre quelques éléments du film et les relier à mes expériences.
English versionLe film a eu beaucoup de revues controversiales a cause du nom (changé en France au Petits Meutres d'Amerique). On peut lire le synopse du film ici. Au début, je pensais que le film serait drôle juste a cause des noms des policiers principaux: Garry Racine et Jacques Plante. Si on connait le français et les personnages de hockey, c'est drôle. Mais ça devient sérieux très vite. Dans le film un des connards, Canard Plourde (!), dit, après avoir attaché le jeune, «J'ai jamais vu un nègre si proche...à Montréal y a des Noirs ben ben plus bruns que lui!» Canard est un B.S. de 35 ans, à peu près, et il a jamais vu un Noir. C'est compréhensible, avoir grandi dans un village à Montéregie. Moi, j'ai grandi à Brockville, Ontario, une ville de 22000 personnes, et il y avait beaucoup de gens là où moi, j'étais le premier Noir qu'ils ont jamais rencontré dans leur vie, à l'age de 12, 14, ou même 18 ans. Je comprends la source de leur ignorance, mais je ne le tolérerai pas. (Crisse que c'est un mot qui est dur à dire! "Tolérerai"!) Si on le tolère, les affaires comme le lynching du jeune Noir dans le film ou de Matthew Sheppard aux Etats vont arriver éventuellement. Chsuis sérieux.
Ces bougons-là, ces tabarnak de soûlards, m'énervent. Mais surtout ceux qui sont si cons qu'il vont traiter un homme, un HOMME, comme un animal exotique dans une cage. C'est pas parce qu'ils sont maléfique exactement, c'est vraiment parce qu'ils sont extremement stupides. Ca me suprendrait pas s'ils croient que la Terre est plate. Pis, ils ont torturé le jeune au point de lui rendre cliniquement mort, exactement comme un enfant cruel qui torture un chat ou un petit animal des bois. Ces gens existent, et ça me fait peur. C'est un autre raison de rester à Montréal et de ne pas voyager aux petites villes à l'Est.
Cependant pour moi, le film a évoqué mes propres peurs et préjugés. Après avoir vu un film comme ça, ma vue du «petite peuple» a changé d'être neutre a être teinté de peur et de soupçons. Parce que c'était si tellement réaliste pour moi. Attends un peu...le jeune pouvait pas parler. Sourd, peut-être. J'imagine qu'il pouvait parler, ces évenements aurait arrivé différement. Si je rappelle ça, c'est pas si épeurant. Et ça c'est l'affaire. Moi, j'ai peur des paysans soûls de Saint-Encul de Nulle-Part juste parce que j'ai vu le film. Mais si je contrôle le peur, je peux éviter les pensées et plus importante, les actions déplacés, ou même, raciste, sexiste ou quelque chose d'autre.
Tout le long du film, on reçoit des points de vue différents des évenements de la soirée passée. On apprend plus de détails en entendant et en voyant chaque point de vue successif, bien que quelques détails importants changent en racontant l'histoire. La fin du film est un mystère. Le caractère de Martial était également un mystère, peut-être le même. Je vous recommande de voir ce film-là. Pour le mystère et pour la réalisme. Mais bien sûr, l'aptitude de percevoir cette réalisme dépend sur votre point de vue.
